Editorial 24/09/2010
Dernières nouvelles sur l'usine de méthanisation
Le dernier évênement en date est un incendie survenu le 12 septembre 2010 vers 11h et qui a mobilisé jusqu'à des équipes de sapeurs-pompiers de Lavérune et de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Le numéro de Midi-Libre du 22 septembre consacre sa page 4 à la manifestation qui a eu lieu le 21 septembre 2010 en préambule à la Commission Locale d'Information et de Surveillance de l'usine.
Les Riverains auxquels s'étaient joints des représentants de l'ODAM ont manifesté leur inquiétude après un incendie qui a été arrêté devant les méthaniseurs. Le feu, parti d'un moteur d'entraînement de tapis transporteur, a concerné et bloqué le système de presses d'alimentation des méthaniseurs et deux digesteurs en service vont devoir être vidés. Les travaux de réparation vont durer au moins six mois et l'exploitant devra trouver des points de chute pour les déchets collectés.
Rien n'avait filtré jusqu'à ce jour sur des départs de feu constatés depuis juillet 2010. M. Robert CLAVIJO, Délégué à la CLIS de l'Association Languedoc-Roussillon-Nature-Environnement qui intervenait pour la première fois a révêlé, sans être contredit, qu'il y avait déjà eu 10 départs de feu. Quel est le journal ou l'organe de presse qui à jamais parlé des ces « incidents » ? Qui a mentionné cette information parmi les reportages post-incendie ? Si vous connaissez la réponse, l'ODAM la publiera en mentionnant le nom du média. Notons également qu'une interview d'un des membres du CODIS-Hérault aurait été la bienvenue. Peut-être cet éminent représentant des sapeurs-pompiers a été sommé de réserver la primeur de ses déclarations aux policiers chargés de l'enquête et dont on ose espérer qu'ils feront toute la lumière que nous, citoyens, attendons.
M. Jacques DOMERGUE, député de la circonscription va plus loin en accusant l'Agglo et l'Etat de complicité. Il dénonce la chape de plomb qui pèse sur le fonctionnement de cette usine et parle d' « omerta ».
Lors de l'enquête d'utilité publique de l'usine, l'ODAM avait dénoncé le caractère démesuré de cette usine trop grosse ainsi que son implantation dans une zone urbaine. On nous avait vanté la technologie suisse utilisée. Certes, cette technologie est bonne mais ne saurait dédouanner la totalité de la réalisation. Bâtiments, tapis transporteurs, équipement électriques ne sont pas suisses et leur assemblage semble laisser planer un doute sur la qualité de l'ensemble et des certains éléments. Rappelons que l'ODAM avait proposé une généralisation et une intensification du tri sélectif vers un objectif « Zéro déchet ultime (ZDU) » et selon le modèle fédéral suisse quatre petites usines de 50.000 tonnes/an. Le commissaire enquêteur a balayé ces propositions en les traitant d'utopies dans son rapport au Préfet. Le mérite de ce fractionnement était de réduire les risques et de permettre, en cas de panne d'une unité, aux trois autres de prendre en charge les traitements en attendnant le redémmarrage. En attendant, les ordures ménagères de Montpellier vont reprendre leurs voyages vers d'autres régions/départements et les regrets du commissaire Enquêteur n'y feront rien. Une fermeture de l'usine, son démontage et son transfert dans un lieu inabité sous forme de petites unités dispersées n'est pat une utopie comme l'intensification du tri séléctif, l'objectif ZDU et la fermeture définitive du CSDU de Castries-GSM et l'abandon du PIG de Fabrègues. Nous sommes persuadés que la sagesse prévaudra sur les solutions industrielles lourdes qui ne contribuent qu'à enrichir de grosses sociétés.
Il rester que cette usine nous a coûté cher, très cher, suite à un marché public mené sur la base d'un dialogue compétitif. Nous pensons, au vu des résultats et jusqu'à plus ample informé, que le choix du constructeur aurait pu être meilleur.